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Comment je me sens avant mon départ au Népal

Comment je me sens avant mon départ au Népal

Le 7 mars 2018, dans une semaine, je décolle avec Rouroux pour 3 mois au Népal. Je n’ai pas l’habitude de prendre la parole sur le site, mais on s’est dit avec Rouroux, qu’il pourrait être intéressant de partager nos états d’esprit avant, pendant et après le voyage.

En effet, souvent lorsque nous lisons des articles de voyage, nous avons l’aventure romancée une fois qu’elle est écoulée. Ce qu’il s’est passé, ce qui a été visité, mais il est plus rare de trouver comment les gens se sentaient avant de partir. C’est pourquoi nous ouvrons nos petits cœurs et nos petites têtes pour vous livrer ces quelques pensées. Et ce n’était pas un exercice facile.

Si vous souhaitez mieux comprendre la genèse de ce projet, je vous invite à lire l’article de Rouroux avant le mien. Sinon, continuez et voyez qu’avant un voyage, l’excitation n’est pas toujours l’émotion numéro une.

Sans vouloir vous faire peur, ni vous déprimer, bonne lecture !

Petit récapitulatif

Je suis Cuteman, le justicier masqué qui a sauvé Rouroux et qui l’a accueilli chez lui. Dès lors, lui et moi sommes devenus très bons amis. Je l’ai soutenu dans sa quête pour rentrer au Népal retrouver sa famille.

Mais mes désirs de voyage et de découverte l’ont contaminé, et il a voulu rester à mes côtés pour gambader sur le globe avec moi.

Je voue un véritable culte aux pandas roux, être mignon ultime. Ce qui est paradoxal lorsque l’on sait que je suis quelqu’un de très cynique et sombre. Mais ils doivent sûrement réchauffer ma petite pierre qui me sert de cœur…

J’ai donc, toujours rêvé d’aller observer les petits pandas dans leur milieu naturel, et ce, bien avant de rencontrer Rouroux.

Il était donc important de marquer le coup pour notre premier grand voyage, en allant au Népal ! Pays mystique qui m’intrigue depuis toujours, il sera mon premier gros voyage, ainsi que celui de Rouroux. Une destination qui fait rêver, et peur à la fois…

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Pour votre culture, voici le drapeau du Népal ! (Seul drapeau du monde qui n’est pas rectangle). Les deux triangles symbolisent l’Himalaya, mais aussi le Bouddhisme et l’Hindouisme.

Mes pensées avant le départ au Népal

Je ne vais pas vous mentir, partir 3 mois dans ce pays me fait un peu flipper.

Bien que je sois extrêmement excité et content de m’y rendre, j’ai pas mal d’appréhensions.
Tout d’abord, parce que le Népal est un pays qui n’a rien à voir avec ce que l’on connaît. Leur mode de vie est diamétralement opposé au notre.

Je vis en France depuis 20 ans, et les seuls voyages que j’ai fait conservaient toujours le mode de vie occidental ainsi que le confort dont nous jouissons chaque jour. Même si partir aux Caraïbes dépayse énormément, ce n’était pas dans des conditions extrêmes.

Aujourd’hui, je m’apprête à partir au Népal. Un pays qui ne fonctionne pas du tout comme nous en avons l’habitude. Même si le mode de vie occidental s’immisce tout doucement, cette région du monde conserve ses modes de vies, de consommation et d’organisation.

Des questions farfelues

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Est-ce que je pars vraiment ? C’est pas réel, si ?!

Je me pose la question des toilettes, des douches, de l’eau, de la nourriture… Je sais qu’il faut faire extrêmement attention avec l’eau et je me demande si c’est grave de se laver le visage avec l’eau du robinet (pour ceux qui ne le savent pas, l’eau du robinet n’est pas du tout potable. Même pour les locaux, qui ne se brossent même pas les dents avec…).
Je me suis même fait des réflexions complètement stupide du style « si l’eau est pleine de saloperies, et que je me lave les mains avec cette eau, je les aie sur les mains après… Du coup, c’est pas bon ! ».

Pour les voyageurs aguerris cela doit sembler tellement futile. Mais rappelez vous bien qu’il s’agit là de mon tout premier gros voyage. Et dans des conditions comme ça qui plus est.
Je pense qu’il est normal lorsque l’on sort aussi radicalement de sa zone de confort de se poser au moins une fois ce genre de question. Encore plus lorsque l’on se rend dans un pays comme le Népal, pas forcément reconnu pour son hygiène et la qualité de son eau.

Hésiter et regretter son choix

Je suis quelqu’un qui se pose beaucoup de questions, et croyez-moi que depuis que je prévois de partir, il y en a eu à la pelle ! Chaque jour je pense à ce voyage, et lorsque j’ai pris mes billets d’avion, j’ai même hésité avant de cliquer sur « payer ».

J’en suis même venu à me dire que c’était une idée à la con, que je ferai mieux de laisser tomber. Mais il y avait toujours cette petite voix au fond de moi qui disait « mais pars bordel ! Tu vas le regretter sinon ! ».

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« Make your dreams come true ! »

Toutes les expériences sont bonnes

Je sais très bien que ce sera une expérience incroyable (enfin, je l’espère) et que, quoi qu’il arrive, j’en reviendrai changé. Peut-être que cela me plaira énormément et qu’en revenant je vais me séparer du peu d’affaires que je possède (déjà un bon premier point dans la lutte contre le matérialisme et le capitalisme de notre monde) pour vagabonder tout le temps.
Ou peut-être que je ne voudrais plus jamais voyager, que je m’apercevrais que la vie de Cuteman au foyer est plus faite pour moi.
Peut-être que j’envisagerai le voyage autrement. Allez vivre dans un pays quelques mois, pour le découvrir pleinement, lui et ses traditions, tout en ayant un « pied-à-terre ». Mais l’avenir nous le dira.

Un voyage pas facile à prévoir

Je trouve que prévoir un voyage aussi long au Népal n’est pas évident. Sachant que le pays connaît quasiment tous les climats, et que cela change en 1h de temps de marche, imaginez la galère pour savoir quoi emporter.

À Katmandou il fera 20 degrés, mais lorsque nous irons chercher la famille de Rouroux, la température peut énormément chuter. Puis, il ne faut pas avoir un sac trop lourd, car sinon la marche ne va pas être plaisante, mais en même temps, il faut prévoir aussi pour le Térai, où j’aimerais me rendre quelques jours… Un beau bordel qui n’aide pas à s’y retrouver…

Mes attentes de ce voyage au Népal

J’espère vraiment que nous retrouverons la famille de Rouroux et que je pourrais observer des pandas roux dans leur milieu naturel. Si je le peux, j’aimerais rencontrer des organismes locaux qui s’occupent de la préservation de l’espèce. Afin d’échanger avec eux, peut-être les aider, que ce soit là-bas ou ici à mon retour.

Je suis également content de partir découvrir ce pays mystique et spirituel qui m’a toujours intrigué et intéressé. Malgré toutes ces appréhensions et ces questions un peu bêtes que je me pose (j’imagine que 80% des voyageurs ont balisé avant leur premier gros voyage) j’ai vraiment hâte d’y être.

Pour le moment, je ne me rends pas compte que je pars (bon, c’est dans une semaine donc il serait temps quoi!). J’ai l’impression d’être prêt et en même temps, j’ai l’impression que je suis loin de l’être… Que je ne le serai jamais. Que mon sac n’est pas bien, que je n’ai pas ce qu’il me faut dedans…

Quête spirituelle

Moulins-prière-Nepal
Des moulins à prières népalais

Comme vous pouvez le constater, je me pose énormément de questions. Beaucoup trop d’ailleurs… Que ce soit sur la vie et son sens, mon but ici-bas ou quel chemin je dois emprunter. À travers ce voyage, j’espère trouver des réponses.
C’est un peu cliché « je pars au Népal faire une quête spirituelle pour répondre aux grands questionnements sur la vie ». Mais je pense que ce voyage me fera du bien. Il m’aidera à mieux savoir ce que je veux et dans quelle direction aller. Cela m’aidera également à relativiser sur la vie et les événements du quotidien. Peut-être même que je trouverai ma voie, mon Dharma.

Qui sait ? Je trouverai peut-être la sagesse ! Même si ça, c’est le travail de toute une vie !

Mais surtout, ce que ce voyage m’apprendra, c’est que si on survit à ce premier voyage au Népal, qui je pense n’est pas le pays le plus facile pour un premier voyage, plus rien ne nous arrêtera ensuite !

Prendre son courage à deux mains

Voilà un article capsule qui permettra de voir mon état d’esprit avant le voyage initiatique dans ce pays dont on ne revient pas indemne. Mes pensées fusent à toute allure et dans tous les sens. Et il n’y a qu’un dixième de ce que je pense dans cet écrit. Mais je ne souhaitais pas vous ennuyer avec tout ça.

Peut-être que vous trouverez cet article un peu nul, peut-être que vous le trouverez trop superficiel. Libre à vous de penser ce que vous voulez.

Je souhaitais juste tenter d’écrire mes états d’âme pour vous les partager, et surtout pour aider des personnes qui n’oseraient pas sauter le pas.

Beaucoup de gens disent qu’ils souhaitent partir, mais qu’ils n’osent pas. Jusqu’à aujourd’hui, je faisais parti de ces personnes, car je parlais de partir découvrir le monde, mais je ne partais pas. Ou jamais très loin.

Aujourd’hui, je suis fier de ce que j’ai accompli, même si pour certain ce n’est rien, pour moi, c’est beaucoup. J’avais un rêve, et aujourd’hui il se réalise tout doucement. Je ne réalise pas encore que dans une semaine je m’envole vers un pays incroyable et terrifiant à la fois.

J’ai peur, de ce que je vais y trouver, d’être déçu ou que ça se passe mal. Mais je sais que quand je reviendrai, j’en garderai un bon souvenir quand même. Car toute expérience est bonne à prendre et apporte quelque chose.

Quand je serai sur mon lit de mort, et même si cela aura été mon seul voyage (un peu dommage pour un blog de voyage vous me direz), je me dirai « Je l’ai fait ! Je peux mourir sans regrets ! ». Et surtout, et c’est le plus important, ça me fera une aventure à raconter en soirée !

Les panda roux prévalent !

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