#WeAreTheOrca : venons en aide aux orques !

Cette semaine, vous avez peut-être vu passer le #WeAreTheOrca sur vos différents réseaux sociaux. Il s’agit de plusieurs YouTubeurs et influenceurs qui se sont réunis en Colombie-Britanique (au Canada) pour tenter de venir en aide aux orques résidentes du Sud.

En effet, il n’en reste plus que 75 aujourd’hui, et leur situation est loin de s’améliorer. C’est pourquoi je souhaite partager ce projet avec vous, afin de les aider à ma manière. Et vous verrez que vous aussi, vous pouvez aider ces orques !

Alors prenez votre masque et votre tuba, nous partons sauver les Willy !

Petit portrait des orques

La famille des orques

Pour bien commencer à connaître cet animal, nous allons voir sa classification.

L’orque, également appelée épaulard, est un mammifère marin du sous-ordre des cétacés à dents, les odontocètes. Cette famille comprend notamment les bélugas, les cachalots, les dauphins, les marsouins, les narvals…

Les odontocètes font partie des rares espèces animales à posséder la capacité d‘écholocation au moyen d’ultrasons. Les chauves-souris et certains oiseaux utilisent également cette capacité. Les odontocètes se servent donc de cela pour s’orienter, mais également pour repérer leurs proies.

Orque dents

30 ans et toutes ses dents !

L’écholocation au moyen d’ultrasons s’apparente à un système de sonar. Les animaux l’utilisant émettent des sons, qui vont produire des échos en se répercutant sur leur environnement. Ainsi, ils seront capables de se repérer et de « voir ».

Les orques, contrairement à la plupart des dauphins, possèdent une nageoire caudale (celle de la queue) différente. Elle est large et arrondie, et peut mesurer plus de 2,40 mètres d’envergure.

Aspect physique

L’apparence des orques est assez caractéristique. Elles possèdent (eh ouais, orque est un nom féminin) un dos noir, un ventre blanc ainsi qu’une tache blanche derrière et au-dessus de l’œil.

Les orques possèdent un aileron dorsal assez caractéristique, qui possède une tâche gris foncé en forme de selle juste derrière. L’aileron peut mesurer jusqu’à 2 mètres, bien que celui de la femelle est généralement un peu plu petit. L’aileron des mâles a une forme de triangle isocèle alors que celui des femelles est en forme de faux.

Contrairement à l’image qu’on s’en fait, l’aileron n’est pas courbé. Dans la nature, les ailerons courbés sont de l’ordre de 1%, alors qu’en captivité cela atteint les 80%. Ceci peut s’expliquer par le fait qu’en captivité, les orques restent plus souvent à la surface. La nageoire n’est pas soutenue par la densité plus forte de l’eau salée, et s’affaisse.

L’orque est un animal assez imposant. Les mâles mesurent entre 6 et 9 mètres et pèsent entre 5 et 8,5 tonnes. Les femelles quant à elle, mesure entre 6 et 7 mètres et sont un peu plus sveltes en pesant entre 3 et 4 tonnes.
Lorsqu’elle naît, l’orque mesure entre 2 et 2,7 mètres et pèse déjà 150 à 250 kg. Sacré accouchement !

orque aileron

L’orque, un animal social

Les orques sont des animaux très sociaux. Les orques évoluent souvent dans des groupes de plusieurs individus, pouvant aller de 2 à 70.

Ceci les aide également dans l’exercice de la chasse, ou souvent l’entraide entre plusieurs individus du groupe permet de nourrir la tribu entière. Les techniques de chasses sont très sophistiquées, et diffèrent en fonction du statut du groupe (que nous verrons dans le point suivant).

Différents types d’orques

Les orques ont des modes de vies différents entre eux. Chaque groupe est différent et trois types bien définis ressortent :

  • Les orques nomades : comme son nom l’indique, ce sont des orques qui voyagent constamment. Elles peuvent être solitaires ou former des petits groupes de 2 à 7 membres. Ces orques s’attaquent aux mammifères marins de grande taille. Elles sont silencieuses lors des déplacements et les seuls sons perceptibles sont ceux émis lors des repas.
  • Les orques résidentes : chaque année à la même période, elles reviennent dans la même zone (Colombie-Britanique par exemple). Elles forment des groupes de 5 à 50 individus dirigé par la doyenne des femelles. Elles se nourrissent de saumon et d’autres poissons, et chassent parfois des mammifères marins. Les orques émettent constamment des sons, et chaque groupe possède son propre dialecte qui permet de les reconnaître.
  • Les orques offshore : elles vivent dans des groupes de 30 à 60 individus. Elles ont seulement été découvertes en 1988. Les orques offshores ressemblent plus aux résidentes qu’aux nomades. La taille des groupes est assez similaire et elles vocalisent constamment.

Ces 3 types d’orques se déclinent en plusieurs sous-espèces en fonction de la localisation géographique des individus. Je vous invite à allé faire un tour sur wikipedia par exemple, afin de voir plus en détail tout cela.

L’orque, chasseuse d’élite

Les orques sont réputées pour être de très bonnes chasseuses. L’orque fait parti des superprédateur, au sommet de la chaîne alimentaire. Elles ne connaissent aucun ennemi naturel. Sa vitesse lorsqu’elle chasse est sans doute la raison de ce statut. Les orques peuvent atteindre 45 km/h lorsqu’elles chassent. Alors qu’en moyenne, elles se déplacent à 6 – 10 km/h.

Leur alimentation est essentiellement constituée de poissons, de manchots et d’autres mammifères marins (otaries, phoques, marsouins, lions de mer, petites ou jeunes baleines, dauphins…). En fonction de la population d’orques, les proportions des proies et les techniques de chasses changent. En moyenne, les orques ingurgitent entre 60 et 80 kg de poisson.

Par exemple, pour chasser les phoques et lions de mer, les orques chassent près des plages. Elles utilisent la technique d’échouage sur le rivage. Elles vont entourer la proie et l’obliger à se rapprocher des rivages. La proie n’aura alors que deux choix : accepter son destin ou s’échouer.

orque chasse

Ni vu, ni connu

L’orque possède une culture

Il a été prouvé que les orques possèdent une culture. Des scientifiques ont observés des orques femelles transmettre la technique de l’échouage volontaire à des jeunes orques.

Les orques sont les seuls animaux non humain qui sont influencées par des comportements culturels. Et cela a des répercussions sur leur évolution. Par exemple, le gène spécifique à l’alimentation diverge en fonction des groupes d’orques. Ainsi, il ne sera pas le même chez des individus d’une tribu Nord par rapport à une tribu Sud.

De plus, l’orque était déjà réputée pour être un animal intelligent. Mais il a récemment était démontré, que les orques pouvaient apprendre d’autres langues. En effet, il a été observé chez des orques qui étaient en contact avec des dauphins, qu’elles avaient appris à modifier leur vocalisation pour qu’elle ressemble à celle des dauphins. Il se pourrait donc que les orques puissent communiquer avec les différentes espèces qu’elles côtoient dans les océans.

orque famille

« Bon, aujourd’hui on va apprendre le langage humain. Faut leur faire comprendre que leurs bateaux c’est plus possible ! »

Les orques, sont-elles menacées?

Aujourd’hui, c’est une question délicate. Il n’est pas évident d’y répondre, car les orques sont très peu observées. La majorité des observations faites à ce jour ont pu être faites grâce aux orques résidentes qui reviennent tous les ans au même endroit. Les orques offshores restent assez peu connus. Leur alimentation par exemple est un véritable mystère.

De ce fait, il est difficile d’établir une estimation de la population des orques. L’Union internationale pour la conservation de la nature (le fameux UICN dont je vous parle toute le temps) évalue actuellement le statut de conservation des orques à : données insuffisantes. En effet, l’UICN trouve probable que les types d’orques soient des espèces distinctes.

Néanmoins, il existe des populations locales d’orques qui sont menacées et en voie de disparition. Et c’est le cas des orques résidentes du sud en Colombie-Britanique.

Pourquoi ces orques sont menacées?

La première chose, comme bien souvent dans des cas de menaces d’espèce animale, est l’habitat qui est en danger.

Cet habitat est en danger à cause de la pollution. Le trafic maritime pollue les eaux et en plus provoque des nuisances sonores. Or, comme nous l’avons vu plus haut, les orques se repèrent grâce au son. Le fait qu’il y ait tout le temps du bruit perturbe et désoriente l’animal qui ne peut plus utiliser son radar pour se repérer.

La surpêche et la construction de barrage provoquent une baisse du nombre de saumons. Et les orques résidentes se nourrissent… de saumon.

Tous ces points engendrent une baisse du nombre de poissons, donc une baisse d’apport en nourriture pour les orques, qui se retrouvent de plus en plus menacées. De plus, les orques se retrouvent souvent prises dans les filets de pêche, ce qui peut les blesser voire les tuer si elles n’arrivent pas à s’en libérer.

Une triste histoire…

Depuis 3 ans, les orques résidentes du sud ne connaissent plus de naissances. Les bébés sont mort-nés, ou meurt peu de temps après l’accouchement.

Cet été, Tahlequah, une orque du groupe des résidentes du sud, a donné naissance à une petite orque. Tout semblait allé bien, le petit cétacé était vivant et nageait avec sa maman. Mais peu de temps après la naissance, elle a cessé de bouger. Et Tahlequah a porté son corps sans vie pendant 17 jours sur 1 600 kilomètres

Il est courant chez les orques, et même chez les dauphins, que la mère fasse son deuil sur plusieurs jours. Pour ce faire, elle porte son petit pendant 2 – 3 jours avant de laisser le corps rejoindre les fonds marins.

Mais Tahlequah a mis sa vie en danger en portant son petit pendant 17 jours. Un deuil difficile à passer, qui pourrait bien traduire un désespoir et une détresse immense de la part de l’animal…

… Qui a touché le monde

Cette histoire a fait le tour du globe et a alerter sur le déclin de la population des cétacés. Tahlequah est devenue le symbole d’une population en péril. Un appel au secours.

Aujourd’hui, des organismes se sont mobilisés pour venir en aide à ces orques. Et des YouTubeurs et influenceurs ont rejoint le mouvement !

Bruno Maltor, Little Gypsy, Léa Camilleri, Le Grand JD, Fab Wild Pix et Marie Wild sont actuellement en Colombie-Britanique pour sensibiliser les gens sur la situation. Ils ont lancé un #WeAreTheOrca afin de rejoindre et partager le mouvement sur les réseaux. Tous les jours, ils donnent des informations et des choses que nous pouvons faire pour agir à notre niveau.

Wearetheorca

Soutenez le mouvement en partageant cette image !

A travers cet article, je souhaite contribuer à ma manière à aider ce groupe de YouTubeurs/Influenceurs à faire connaître leur projet. Ainsi, je participe à mon échelle pour aider ces orques qui ont besoin d’aide.

Cet été, un projet pétrolier a été retardé grâce à une pétition. Aujourd’hui, le projet est encore d’actualité, et une autre pétition tourne pour l’empêcher. Un tel projet signerait la mort des 75 orques restantes dans la région. Alors aidez-les, et signez la pétition !

De plus, la rivière (la Snake River) est obstruée par des barrages qui ne sont plus en fonctionnement aujourd’hui. Cette rivière est l’artère principale pour la fraie des saumons, qui ne pouvant remonter cette dernière, ne peuvent plus se reproduire. La population de saumons diminue, ce qui engendre moins de nourriture pour les orques résidentes du sud, qui du coup meurent de faim.
Une pétition est en ligne afin de faire démolir ces barrages et libérer la voie aux saumons. Car en plus de toucher les orques, la baisse de saumons impacte également les loups, les ours… Alors prenez 2 minutes pour signer !

Suivez les différents acteurs du projet sur leurs réseaux, partagez autour de vous, parlez-en et agissez pour aider les Hommes qui se battent et les animaux qui subissent.

Cela semble anodin, nous sommes loin et nous avons l’impression de ne rien pouvoir faire. Mais plus de gens seront touchés, plus de force prendrons nos voix. Alors, agissons tous ensemble pour améliorer le monde ! Nous pouvons sauver cette espèce et les orques de cette partie du monde.

Et si nous agissons pour elles, agissons également pour toutes les espèces qui sont en danger. Car ensemble, nous pouvons faire bouger les choses !

Papouilles et bambou !

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