Un site tenu par un panda roux? Que faites-vous encore là, foncez !

L’ours polaire, une peluche féroce

L’ours polaire, une peluche féroce

Bon, bon, bon, c’est décembre et il semblerait qu’il se passe quelque chose de particulier en cette période.

Alors, les gens sont plus nombreux dans les magasins, il y a de la musique nulle qui tourne en boucle partout. Et c’est la même… Partout…

Depuis trois mois il y a des lumières à des endroits où il n’y en avait pas avant… Bon trêve de plaisanterie, dans quelques jours c’est reparti pour le gavage de fin d’année et l’échange de pull-over moche et de casse-noix offerts par des grands-parents dépassés par la constante évolution des choses.

Mais si vous me lisez aujourd’hui, vous vous doutez bien que ce n’est pas pour parler de tout ça. Et comme j’imagine que vous avez un minimum de jugeote, et une vue plus ou moins bonne, vous avez vu le titre. Alors, pourquoi parler des ours blancs AKA ours polaires maintenant?

D’une part, car la saison s’y prête bien. D’autre part, car en décembre c’est la saison des naissances des petits oursons. C’est peut-être pour cela que les effigies de l’animal fleurissent partout en cette période et non pas à cause d’une célèbre marque qui a utilisé l’animal dans une campagne publicitaire.

Bref, armez-vous de votre doudoune et même de votre grougroutte portative, on part aux anecdotes sur Nanuq.

Nanuq?!

Oui, c’est le nom inuit des ours polaires. Voilà. Sacrée anecdote, j’espère que ça vous a plus !

Vous en voulez encore?! Bon ok, vous avez bien de la chance que j’ai promis à Cuteman d’être plus aimable.

Déjà, notez que l’ours polaire est particulièrement présent dans la mythologie inuit. De plus, c’est un peuple qui dépend de l’animal car depuis toujours ils le chassent pour se nourrir.

L’ours polaire n’est pas blanc

« Hein?! Quoi?! Tu te fous de nous là ! »

Eh non. La peau de l’animal n’est pas blanche, et ses poils n’ont plus. C’est assez étonnant je vous l’accorde. Rentrons dans le vif du sujet.

« Parfois les poils sont jaunâtres. Cela est dû au fait qu’ils peuvent absorber les rayons violets et ultraviolets. »

La peau de l’animal est noire. Voilà, c’est dit. C’est assez étrange, mais c’est le cas. Pour ce qui est des poils, eh bien, ils sont transparents. Ils ne sont pas pigmentés et n’ont donc pas de couleur. Vous avez du mal à le croire. Mais c’est vrai, parole de panda roux ! (Nous par contre on a bien les poils oranges, ne vous en faites pas).

« Non non, je n’ai pas la jaunisse tout va bien ! »

Comment se fait-il que nous ne voyons pas le noir de la peau, et que nous voyons les poils blancs? Les poils de l’animal sont creux, et c’est la réflexion de la lumière visible sur la surface interne des poils qui leur donne cette apparence.

Une peau noire bien utile

Comme vous le savez, le noir capture l’énergie lumineuse. Du coup, vous devinez la suite?

La peau de l’ours polaire capture la chaleur de la lumière et lui permet d’avoir chaud. De plus, le process est aidé par la transparence et le creux des poils, qui facilite le passage de la chaleur des rayons du soleil. Avouez que c’est quand même bien pratique. Mais bon, des fois il a vraiment chaud et est obligé de rester toute la journée allongé sur la glace, voire même de creuser pour atteindre la couche de pergélisol (une couche encore plus froide que le sol).

« J’ai chaud… J’ai faim… J’ai la flemme… AAAAAAAAAAAHH !!! »

Un pelage atypique

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le pelage de l’ours ne lui permet pas de se réchauffer. Il l’isole du froid, mais surtout, il joue un rôle plus important quand on aime manger. La fourrure de l’ours polaire est en fait un camouflage afin de s’approcher plus facilement de ses casses dalles.

A la différence des autres animaux polaires, l’ours ne change pas de pelage en été. Le renard arctique par exemple, troque son pelage blanc contre un pelage gris afin de mieux se fondre dans l’environnement exempté de neige. L’ours polaire conserve son poil transparent, même s’il procède à un renouvellement de mai à août.

L’ours polaire est-il enrobé?

Oui, mais c’est pour la bonne cause !

Il possède une couche de graisse allant de 10 à 15cm. Ceci l’aide énormément pour affronter le froid, mais également pour avoir de l’énergie lorsque la chasse n’est pas fructueuse pendant un long moment. Et pour pratiquer le Netflix and Chill en hiver, posé dans la tanière.

L’ours polaire, un « poor and lonesome cowboy »

Comme Lucky Lucke (si vous n’aviez pas la référence), l’ours blanc est un animal solitaire.

Le seul moment où il va essayer de trouver de la compagnie, c’est durant la période Tinder. En revanche, les demoiselles ne vivent pas tout le temps seules.

ours polaire 2
Un peu de tendresse et d’amour…

En effet, pouvant donner naissance à partir de l’âge de 3 ans, elles mettent au monde un ou deux petits environ tous les 3 ans. Cette naissance à lieu en hiver, durant le mois de … ? On va voir si vous avez suivi !

A la naissance, les petits font entre 600 et 700g, sachant que le poids final de l’animal est compris en moyenne entre 400 et 600 kilos. Ces petites boules de poils vont rester avec leur maman jusqu’à l’âge de 3 ans, avant de devenir, comme Lucke, des cowboys solitaires.

… Avant de laisser madame seule dans ce chaos !

Solitaire, mais débrouillard

Comme il évolue seul, l’ours polaire a développé différentes techniques pour remplir son estomac.

Bien qu’ils soient très lourds, leur poids ne les empêche pas d’être très rapides. Bien plus rapide qu’un Homme par exemple. Et comme ils ne craignent pas spécialement votre espèce, je vous conseillerais d’éviter d’en croiser un. Bon, je vous rassure, il se nourrit principalement de deux espèces de phoques. A cela s’ajoute des poissons, des morses et parfois même, des bélugas.

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« Les ours polaires se nourrissant beaucoup de poisson, leur foie est rempli de vitamine A. C’est ainsi que des explorateurs se sont empoisonnés en mangeant cette partie de l’animal. »

D’ailleurs, l’ours polaire est le plus gros prédateur terrestre et n’a aucun ennemi naturel. Excepté l’Homme. Seuls les petits peuvent être menacés par des loups ou des renards. En revanche, il a été reporté qu’un glouton aurait tué un ours en s’accrochant à son coup et en l’étranglant. Un fait atypique qui colle bien à l’animal qui a inspiré le personnage badass de Wolverine !

Techniques de chasse

L’ours polaire est assez opportuniste et n’hésitera pas à attendre patiemment que ses proies remontent à la surface pour respirer. Il peut même les sentir se cacher sous la glace. Néanmoins, il a su adopter des techniques de ninja pour passer inaperçu.

Par exemple, afin de mieux se fondre dans le blanc de la neige, il recouvre son nez noir avec cette dernière. Ainsi, il devient presque invisible. D’autant plus, qu’il sait être très patient et qu’il ne chargera jamais s’il est à plus de 20 mètres de sa proie.

Il a été reporté que l’ours blanc pratiquait le « cache glace ». Bon, je vous en parle parce que je trouve que c’est rigolo et que si c’est vrai, c’est vraiment fou. Mais rien n’est confirmé pour le moment. Un ours a été observé utilisant un bloc de glace qui s’était détaché de la banquise pour approcher sa proie. A l’aide de ses pattes avant, il poussait le bloc tout en se cachant derrière. Avouez que si c’est une vraie technique, c’est franchement incroyable !

*Insérez la musique des « Dens de la mer »*

L’ours polaire est une petite sirène

Est-ce que vous connaissez le nom latin de l’ours polaire? Ne vous en faites pas, moi non plus avant d’écrire cet article.

Son nom est le suivant : ursus maritimus. Bon ici c’est assez facile et on devine ce que ça veut dire, mais si comme moi vous n’avez pas connaissance de cette langue morte, voilà la traduction : ours des mers.

Eh oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, l’ours polaire pourrait être qualifié de mammifère marin semi-aquatique. Les caractéristiques morphologiques de l’animal abondent dans ce sens. Il est très doué pour la nage et sa survie dépend de la banquise et de la productivité marine. D’ailleurs, il chasse aussi bien sur terre que dans l’eau.

Les inuits appellent l’ours blanc « Pihoqahiak », qui signifie « celui qui ère sans fin ». L’animal peut parcourir des kilomètres sur un bout de glace afin de trouver de la nourriture. D’ailleurs, à part pour la saison gologolo et dodo, l’ours polaire passe la plus grande partie de son temps sur les flots afin de se mettre quelque chose sous les crocs. (Quelles belles rimes je viens de vous faire là !).

. . .

En 2009, un ours blanc équipé d’un GPS a passé 10 jours en haute mer à nager. Ainsi, il a parcouru 675 kilomètres. C’est un record. Mais c’est un triste record, car c’est à cause de la fonte des glaces que l’ours s’est retrouvé dans cette situation.

Menaces qui planent sur l’ours polaire

Initialement, je ne souhaitais pas aborder le thème des menaces dans cet article. Je voulais juste faire un recueil d’anecdotes, comme je l’ai fait pour le cerf ou les écureuils. Donc ce qui suit n’est pas là pour vous culpabiliser. Mais ne pas en parler serait un crime.

Un danger de plus en plus marqué

Les ours polaires sont en danger. Ils subissent directement les conséquences du réchauffement climatique. «Mais le réchauffement climatique c’est faut, ça existe pas» gueule Kevin au fond.
Bon, on est pas ici pour débattre sur le sujet et savoir qui est climato-sceptique ou non. Le réchauffement existe et pour preuve, vous êtes beaucoup à gueuler parce qu’il ne neige pas à noël.

Donc imaginez-vous bien la chose. Vous n’êtes pas content parce que la magie de noël n’est pas entière, car le 24 au soir, les flocons ne viennent pas recouvrirent votre jardin de son doux voile blanc. Maintenant, mettez vous à la place des ours qui voient carrément leur habitation fondre sous leur poupouttes (oui, j’utilise poupouttes pour rendre la chose moins crue). En gros, tout ce qui leur permet de vivre et de survivre fond comme votre bûche glacée malencontreusement posée sur le radiateur. C’est qui le plus triste au final ?

Des scientifiques pensent que l’ours polaire pourrait s’adapter. Mais les choses vont beaucoup trop vites, et il n’a pas le temps de faire face aux nouveaux problèmes qu’il rencontre. C’est ainsi qu’on observe une augmentation des conflits entre ours et populations locales. Comme ils ne trouvent plus de nourriture, ils s’approchent des villes et fouillent dans les poubelles et décharges. Et parfois, ils s’attaquent à un casse-croûte pas trop difficile à avoir (les Hommes si jamais c’était trop subtil).

De plus, l’ours polaire doit faire face à un autre problème que malheureusement tous les animaux connaissent… La chasse et le braconnage…


Le mot de la fin

C’est ainsi que s’achève notre petite escapade au royaume de Nanuq. J’espère que ça vous aura plus et que vous aurez appris des choses.

Vous êtes maintenant libre de retourner bien au chaud dans votre grougroutte, ou de courir au magasin pour vite faire vos derniers achats. Dans tous les cas, bon courage (surtout à ceux qui restent dans la grougroutte, on sait à quel point c’est fatiguant). Et n’oubliez pas, vaut mieux avoir un ours polaire en peluche qu’en vrai !

La semaine prochaine, je vous emmène ailleurs, toujours dans un endroit froid, pour découvrir un animal en relation avec les évènements.

Papouilles et bambou les rouroutiens !

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