Un site tenu par un panda roux? Que faites-vous encore là, foncez !

Apprendre à connaître le panda roux

Apprendre à connaître le panda roux

Vous êtes ici pour suivre les aventures d’un petit panda roux qui voyage.

Alors, certes c’est mignon et c’est original comme concept. On a rarement l’occasion de voir un petit renard de feu prendre l’avion avec son sac (10 fois plus grand que lui) sur le dos. Mais me connaissez-vous vraiment ? Je parle de mon espèce, pas de moi personnellement.

Connaissez-vous vraiment le panda roux ?

Si oui, cool, vous êtes des vrais ! Si non, dans 10 minutes, vous serez des vrais !

(Je vous ai mis ça sous forme de liste déroulante pour faciliter votre lecture et pouvoir passer facilement d’une catégorie à l’autre. Eh ouais j’suis comme ça moi, toujours là pour rendre service !)

Comment on est gaulé ?

Morphologie du panda roux

Vous avez déjà tous vu un renard ? Nous faisons à peu près la même taille que ce dernier. Nous atteignons un garrot de 30 cm et notre corps, sans la queue (pas celle-la coquin), mesure entre 50 et 65 cm. Notre queue (non, toujours pas !) mesure de 30 à 60 cm.

Les bonhommes pèsent entre 3,5 et 6,2 kg, et les demoiselles entre 3 et 6 kg. Mais ça reste entre nous, généralement la gente féminine n’aime pas trop quand on parle de leur poids.

Chez nous il n’y a pas de dimorphisme sexuel : c’est-à-dire que les mâles et les femelles ont la même apparence.

Un panda roux
Alors, mâle ou femelle ?

Aspect

Visuellement, on n’est plutôt pas mal. Beau et mignon. Surement, l’une des choses la plus mignonne qui existe. Je ne vais pas dire LA chose (même si je le pense) car vous allez rétorquer que je manque d’objectivité. Mais non ! Point de vu mignonnerie, on nique tout c’est comme ça.

Alors, étonnement, nous sommes roux. Roux flamboyant (ça claque plus déjà). On a les papattes noires tout comme notre petit bidon. Nous avons des taches blanches sur le museau, les joues, les sourcils et les oreilles.

Nos yeux sont marron foncés, et du marron roux part de ces derniers jusqu’à notre bouche.

Enfin, notre queue est rousse et striée d’une dizaine d’anneaux clairs (cela varie généralement de 9 à 12). Elle n’est pas préhensile (on ne peut pas l’enrouler autour de quelque chose ou l’utiliser comme une main), mais elle nous sert de balancier pour nous équilibrer lorsque l’on se déplace sur les branches, et d’oreiller quand on veut dormir.

Le pelage

Notre pelage est constitué de deux types de poils différents, ce qui nous aide à s’adapter facilement au froid :

  • Les poils de bourre : courts et fins. Ils jouent un rôle d’isolant en emprisonnant une couche d’air chaud qui est au contact de notre peau.
  • Les jarres : longs et épais. Ils sont recouverts d’une sécrétion huileuse qui les rend imperméables, ce qui nous protège des intempéries.
    Panda roux mangeant une pomme
    Plus chaud que des chaussettes de skis ça !

 

Entre nos coussinets, nous avons des poils blancs qui nous protègent du froid et nous empêchent de glisser sur la glace.

En plus de nous servir d’oreiller, si on a vraiment froid, notre queue peut également faire office de couverture.

 

 

Nous sommes des animaux arboricoles. On aime les arbres quoi. Et nos griffes nous y aident bien, car elles sont longues, épaisses et semi-rétractiles. Du coup, elles nous aident pas mal pour se balader sur les arbres. D’ailleurs, elles sont tellement puissantes, que nous sommes les seuls mammifères à pouvoir descendre d’un arbre la tête en premier.

Nos molaires sont puissantes et tranchantes, ce qui nous permet de broyer efficacement les végétaux fibreux.

Notre petit nom

Origine du nom

Petit panda, panda roux, panda rouge, renard de feux… Autant de noms qui nous désignent. Mais lequel est juste ? Il s’avérerait qu’ils le soient tous, ou du moins, qu’aucun ne soient faux.

Notre nom occidental viendrait sûrement du népalais, mais la signification exacte est encore incertaine. Certains disent que le mot panda viendrait d’une anglicisation de poonya qui signifie « mangeur de bambou ».

En chinois, notre nom est 小熊猫 (xiǎoxióngmāo), qui peut se traduire par « petit ours-chat », du fait de notre petite taille et de notre apparence un peu « oursonne ».

En anglais, nous sommes parfois appelés firefox, qui est une traduction littérale du chinois 火狐 (hǔo hú), qui signifie « renard de feu », à cause de notre pelage flamboyant !

Pour l’anecdote, c’est de là que vient le nom du navigateur web Mozilla Firefox, étant donné que nous en sommes la mascotte. Alléééééé.

Notre espèce

Le panda roux, seul représentant de son espèce

Comme vous avez pu le voir, nous ne sommes pas des animaux marins. Nous sommes des mammifères omnivores qui vivent dans les arbres des jungles de bambou.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, nous n’avons en commun avec le panda géant, qu’un os modifié dans le poignet qui fait office de pouce. Et le nom. Qui vient du fait qu’on mange du bambou.

De plus, nous sommes le panda originel car nous avons été découverts en 1821. Bien avant les pandas géants (qui ont étés découverts 50 ans plus tard). C’est nous les vrais wesch !

Panda roux et panda géant face à face
Bon. On est pas cousin, et en plus j’étais le premier !

Deux sous-espèces

Longtemps, nous avons été classés dans la même famille que les ratons laveurs (Procyonidés) et des ours (Ursidés). Or, il s’avérerait que nous sommes les seuls/derniers représentants de notre genre : les Ailuridés. Aujourd’hui, il se distingue deux sous-espèces :

  • Le panda roux de l’ouest (Ailurus fulgens fulgens).
  • Le panda roux de l’est (Ailurus fulgens styani): ils sont plus nombreux et plus sombres que leurs congénères de l’ouest. Ce dernier n’est présent qu’en Chine (dans les provinces de Sishuan et du Yunnan) et au nord de la Birmanie.
Un panda roux de l'Ouest
Ailurus fulgens fulgens
Un panda roux de l'Est
Ailurus fulgens styani
Là où on crèche

Habitat

Nous sommes une espèce menacées (et salement menacée) qui habite dans les versants de l’Himalaya (la grande montagne froide là), entre 700 et 4 800 mètres d’altitude.

On aime bien les milieux humides où la température varie de 10 à 25°C. Notre quartier s’étend sur plusieurs pays (gros quartier sisi) : le Bhoutan, la Chine, l’Inde, la Birmanie et le Népal.

Mais comme notre quartier est cool, aujourd’hui des gens jaloux viennent le casser et nous chasser, pour notre peau et notre queue (quand il y a un manque à combler), ou pour planter du thé ou des maisons. Vous êtes déjà beaucoup trop, calmez-vous avec la baisouille non protégée !

Comment ça se passe entre nous ?

Relation entre les pandas roux

Nous, les pandas roux, on aime bien la solitude. On ne s’attache pas vraiment, même si certains rencontrent leur âme sœur et fondent une famille avec elle. Les belles histoires d’amour ou les tribus, ce n’est pas monnaie courante chez nous. Nous sommes un peu des victimes de la société moderne où nous nous accouplons puis on se sépare #plancul.

On a tous un territoire qui va dépendre de la nourriture qui se trouve dessus. Ça peut varier de 1 à 9 km² pour les hommes contre 1 à 4 km² pour les femmes.

Les territoires des femelles se chevauchent rarement, elles se crêpent trop vite le chignon sinon. En revanche, celui des mâles pourra regrouper plusieurs territoires féminins. Et encore plus pendant les périodes Tinder.

Marquage du territoire

Pour bien montrer que le territoire est à nous, on dépose des sécrétions glandulaires, de l’urine ou des fèces (le caca quoi) à des points stratégiques. Des fois on utilise le Glock pour bien s’imposer. Mais généralement on respecte les limites des terres rivales.

Du coup, si en voulant t’installer quelque part tu remarques l’un de ces signes, tu sais que tu ne dois pas y poser ton p’tit cul au risque d’avoir des noises avec Mc Rouroute !

Pour déposer notre odeur on utilise des glandes qui se trouvent à deux endroits. Sous nos papattes, pour le moins dégueu, et au niveau de notre anus, pour le moins glam.

Du coup on marche ou on se frotte en dandinant notre petit derrière. C’est sûr que d’un point de vu street créd’ c’est moyen. Mais on est tous logés à la même enseigne. Puis certains se dandine mieux que d’autres !

Un panda roux qui se dandine
Quand je vous dit qu’il y en a qui gèrent grave !

La communication

Sinon, quand on doit communiquer, on utilise les vieilles méthodes. Exit les smartphones et internet. Tout comme Ron Swanson, on aime notre tranquillité. Et ça se traduit par une intraçabilité de notre position et de nos communications.

On va donc utiliser la méthode du sifflement, du râle, du claquement de dents ou du miaulement (mais pas comme les chats hein, ne nous comparez pas à CA s’il vous plaît). Nous allons également utiliser des mimiques et la posture du corps et de la queue pour transmettre des messages/informations.

Quand on se sent agressé, on se lève sur nos papattes arrières en levant les bras et en poussant des sifflements courts. C’est mignon et thug à la fois.

Deux pandas roux qui lèvent les pattes
« Haut les mains ! »
« Aaaaah… Pfff t’es con Gérard ! »
Qu’est-ce qu’on mange ?

Alimentation

Du bambou. Wallah.

Nous sommes omnivores, mais 95% de notre alimentation est constituée de bambou. Nous mangeons également (en faible quantité, puisque : 100% – 95% = 5%. Un blog de voyage, et de mathématiques alors) des baies, des racines, des écorces, des champignons, des graines, du lichen, des petits rongeurs, des petits reptiles, des insectes et des œufs.

Un panda roux qui mange des feuilles de bambou
« Allez, encore 250 branches pour finir l’apéro »

En une journée, nous mangeons entre 45% et 56% de notre poids en bambou. C’est notre dépendance au bambou (chacun sa drogue !) qui est la principale origine de notre disparition, étant donné qu’il y en a de moins en moins (cf. « là où on crèche » un peu plus haut et « Menaces » un peu plus bas).

Bon, la nature est un peu mal foutue parce qu’elle nous a donné un système digestif de carnivore (un seul estomac et un intestin court). Alors qu’on bouffe que des plantes…

Mais bref passons sur la logique. De ce fait, notre organisme ne récupère pas bien les nutriments contenus dans le bambou. Déjà que c’est pas très nutritif. Ceci explique pourquoi on passe 13h par jour à manger. C’est également pour cela qu’on ne se dépense pas trop et qu’on dort beaucoup. On limite les dépenses énergétiques, comme le paresseux. Ou le cerveau d’Hanouna heum heum.

La baisouille

Quand le panda roux fait des coquineries

Au risque d’en décevoir quelques-uns, je ne vais pas expliquer en détail comment on fait. D’une part, parce que le concept est quasiment le même pour toutes les espèces. D’autre part, parce que c’est bizarre d’être attiré par le sexe inter-panda roux quand tu es un Homme…

Donc, nous pratiquons le sexe en période hivernale. Le froid, ça rapproche. Le rapprochement ça conduit à du sexe. Le sexe, ça réchauffe. Win-win.

C’est pour cela que quasi toutes les naissances ont lieu en juin-juillet.

  • Durée de gestation : 90 à 160 jours. La différence entre ces chiffres peut s’expliquer par le fait que notre corps peut mettre en pause le développement de l’embryon pendant environ 50 jours.
  • Nombre de criards : de 1 à 4… Pour des gens qui aiment être seul hein…
  • Maturité sexuelle : vers 2 ans. Vous vous dites que c’est jeune. Je vous répondrai qu’on a une longévité d’environ 10 ans (en milieu naturel. 15 en captivité). Au final ça revient à votre adolescence.

La femelle (vu que c’est elle qui s’occupe d’élever les petits) construit un nid avec des branchages, des herbes et des feuilles qu’elle va déposer dans un tronc creux ou une crevasse de rocher. La première semaine, la mère va passer 80% de son temps avec ses petits. Puis elle quitte le nid quelques heures pour aller se nourrir. Elle doit manger 3 fois plus de bambous que d’habitude pour que son lait soit de qualité pour ses enfants.

Les bébés pandas roux

Les bébés pandas roux

A la naissance, les bébés pandas roux pèsent de 110 à 120g. Leur pelage est beige clair et c’est vers 3 mois qu’il prendra sa teinte définitive. C’est également à cette période qu’ils sortiront enfin du nid.

Ils commencent doucement à se nourrir d’aliments solides en automne et ils sont complétement sevrés avant que l’hiver arrive. Jusqu’au 18e jour, ils ont les yeux fermés. Dur d’ouvrir les yeux pour voir le monde dans lequel ils arrivent…

Un bébé panda roux
Comme le bon whisky, on se bonifie avec l’âge !
Ceux qui nous mangent

Nos prédateurs

Je passerai rapidement ici. Ce n’est pas forcément très agréable de faire de la pub à ceux qui nous bouffent.

Même si on est des thugs, certains le sont plus que nous. Même si on est mignon, certains ne sont pas sensibles à nos charmes…

La panthère des neiges est l’une d’eux. Elle est tout aussi menacée que nous, et ne nous mange qu’occasionnellement… Mais c’est pas cool quand même !

La martre à gorge jaune en est une autre. Elle ne nous chasse pas à la base. Mais cette b*tch est une p*tain d’opportuniste. Si l’occasion se présente, elle n’hésitera pas à chasser les jeunes pandas roux pour se remplir l’estomac. B*tch. Je ne le dirais jamais assez je crois.

Un léopard des neiges
La martre à gorge jaune…
Une marte à gorge jaune
La panthère des neiges. J’suis un sacré rigolo alors !
Menaces

Les menaces

Enfin, malgré le fait qu’on se fasse occasionnellement manger par un gros chat et une martre… Sérieusement, une martre quoi. On peut comprendre qu’on se fasse manger par un dragon, mais pas par une martre bordel…
Bon elle ne s’attaque qu’au petit (qui font la taille de sa tête quoi). Mais quand même !

Donc, si les choses étaient restées normales, même si on se faisait gober une fois de temps en temps, notre espèce ne serait pas aussi menacée qu’elle l’est actuellement. Et si aujourd’hui elle est aussi menacée, c’est parce que l’Homme est là.

La disparition des pandas roux

Aujourd’hui, il resterait moins de 2 500 pandas roux dans la nature. En 50 ans, 40% de la population de panda roux chinois a disparu. Tout ça parce qu’apparemment notre queue porte chance aux jeunes mariés.

Je dois vous le dire : ce. Sont. Des. CONNERIES !

Nous sommes également chassé pour notre peau, torturés pour faire des toques ou revendus en tant qu’animal de compagnie…

Notre dépeçage n’est pas la seule raison à notre extinction. La principale est, comme je vous le disais avant, la réduction de notre quartier. Parce que la population humaine a croît trop fortement. Parce qu’elle consomme beaucoup trop sans faire attention aux conséquences de ses actes, les forêts disparaissent pour laisser place à des maisons, des champs de thé ou d’autres choses…

Car nous perdons nos territoires, nous nous retrouvons isolés, sans pouvoir nous reproduire, sans pouvoir manger…

En plus de cela, le bambou a un cycle de développement particulier, et il n’arrive pas à se régénérer après le passage de l’Homme. Il est donc de plus en plus difficile pour nous de survivre, et aujourd’hui « Survival of the fit only the strong survive »…

Mais il arrivera un temps où il n’y aura plus de plus fort…

Pierre tombale "rip red panda"
. . .
Protection

Protection de l’espèce

Heureusement, il existe aujourd’hui des organismes et des humains qui s’inquiètent pour nous et qui essaient de nous aider.

En France, il y a connaître et protéger le panda roux, qui est une association qui sensibilise à notre condition.

Au Népal, il y a le Red Panda Network, association américaine, qui a des gardes forestiers sur place pour sensibiliser les habitants et faire des recherches sur nous et notre habitat. Ils replantent également des champs de bambou pour qu’on ait à manger.

Les difficultés de protection

Néanmoins, il n’est pas forcément facile de nous aider étant donné que notre quartier se partage entre plusieurs pays. Les tensions empêchent de trouver un accord entre les pays sur notre condition et de mettre en place des actions de protection internationale. De plus, notre habitat subit les dommages des conflits armés qui persistent dans la région, ce qui n’arrange pas vraiment notre situation.

Cependant, nous sommes protégés par des lois internationales et nationales. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) nous a classés dans la catégorie « Vulnérable ». Nous sommes placés en Annexe I de la Convention de Washington sur le commerce de la faune et de la flore menacées : en d’autres termes, pas touche enculé !

Enfin, plusieurs pays ont mis en place des zones protégées, comme par exemple la Chine qui a créée de nombreuses réserves (notamment pour le grand panda, mais dont on en profite aussi).

J’espère vraiment que vous aurez eu plaisir à apprendre à nous connaître. J’espère également que cet article vous aura touché, d’une manière ou d’une autre, sur notre condition.
Je me suis un peu emporté dans la partie Menaces, mais j’ose imaginer que vous comprendrez. Vous seriez sûrement pareil si vous étiez à ma place.

Je voulais un petit peu vous faire culpabiliser, afin que vous preniez conscience de la situation et que vous ôtiez les œillères qu’on vous fixe. Je parle ici de ma famille, mais il est important de noter que notre extinction a plus de conséquences que la simple disparition d’une boule de poils mignonne au Népal.

Nous sommes en quelque sorte le baromètre de l’état de la faune et de la flore de l’Himalaya. Notre extinction progressive traduit la disparition d’autres animaux, mais également de plantes, de fleurs, qu’on trouve uniquement sur les versants de l’Himalaya. Notre génocide traduit donc un mal-être global de la montagne et de tous les organismes qui peuvent y vivre.

Il est donc aujourd’hui important pour vous d’en prendre conscience. Que chacun d’entre vous puisse effectuer une petite action qui aura pour but d’améliorer notre vie, mais également la vôtre.
Nous sommes en train de disparaître, mais il arrivera un jour où l’Homme aura tout tué. Et la dernière chose qu’il lui restera à exterminer sera lui-même (même si vous êtes bien partis pour vous autodétruire).

Ainsi, si chacun s’y met un petit peu individuellement, l’impact collectif aura une ampleur suffisamment grande pour modifier, et même sûrement améliorer les choses. Vos actions pourront sauver mon espèce et toutes les autres qui disparaissent progressivement de la surface du globe.

Panda roux qui fait un clin d'oeil

N’hésitez pas à allé voir le site de connaître et protéger le panda roux. Et si vous êtes bilingue, ou que vous souhaitez apporter votre contribution, vous pouvez vous rendre sur le site du Red Panda Network.

Papouilles et bambou !

 

Laisser un commentaire

Fermer le menu