Ressenti à chaud sur le Népal

Comme nous vous le promettions avant notre départ, voici un article sur notre ressenti pendant notre séjour au Népal.

N’ayant pas forcément énormément de choses à vous raconter, nous avons décidé de combiner nos deux états d’esprit en un seul article. Dans la première partie, vous trouverez la pensée de votre fidèle panda roux, et dans la deuxième partie, celle du mystérieux Cuteman.

Bonne lecture, et restez jusqu’à la fin, une information importante vous attend.

Mise en situation

2h de train, 3h d’attente à l’aéroport et 14h d’avion entrecoupé de 3h de correspondance plus tard, nous voilà à l’aéroport de Katmandou. Après un atterrissage mouvementé avec un avion qui fait du Drift, nous nous retrouvons face aux bureaux d’immigration pour entrer sur le territoire. Une horde de touristes accumulés devant, se battant pour recevoir en premier le tampon du visa. L’aéroport est rustique, digne d’un aéroport de courtoisie chez nous. Là où on fait voler les ULM quoi.

 » Enfin libre ! … Ah non. « 

Un avant goût…

Le ton est directement donné. L’organisation et le Népal font deux. Voire trois. Il n’y a aucune logique, aucun renseignements et nous nous trouvons un peu perdu.

L’accueil ne fut pas très agréable non plus. Après avoir entendu moult louanges du sourire et de l’accueil des Népalais, nous sommes refroidi par notre premier contact avec ce peuple. Mais on se dit que c’est l ‘aéroport et l’administration, et que si c’est semblable à la France… Vous voyez le topo.

1h plus tard on se saisit de nos sacs et rejoignons la sortie. Et là, c’est le choc (à dire avec une voix grave digne des meilleures épisodes de « crimes » « tellement vrai » et autre lobotomie télévisuelle). Assailli de toute part par des chauffeurs de taxi, la foule et la poussière. Après dure négociation nous trouvons un taxi qui nous emmène au centre pour 4$ (nous apprenons plus tard que c’est une très bonne négociation).

… Du chaos

Le trajet fut mouvementé. C’est dans ce Burnout réel que nous découvrons la ville dans laquelle nous allons commencer notre périple. De la poussière, de la pollution, des gens sans membres, des chiens crevés, des montagnes de déchets et un chaos sans nom. L’espoir nous gagne et on se dit que ce n’est que la périphérie de la ville, une sorte de ghetto mal famé et que le centre sera mieux.

Et là le chauffeur nous dit qu’on est arrivé. Nous sortons et suivons son collègue avec qui nous avions conclu le trajet. Il nous emmène dans les rues et ruelles de Thamel, et plus on s’enfonce dans ce labyrinthe plus on se rend compte qu’en fait, nous sommes dans le lieu qui a donné son nom au chaos.

Début difficile

Après avoir été emmené malgré nous dans une affaire bizarre où l’on a essayé de nous vendre un trek et un tour touristique, nous nous retrouvons dans une guest house miteuse au fin fond d’une ruelle tout aussi miteuse. La chambre est sale, la douche est rouge de rouille avec des filaments blancs qui sortent de chaque trou… Bref, on ne se douchera pas ce soir-là.

Et là, assis sur le lit dans cette chambre aussi poussiéreuse que la rue, on se regarde et on s’exclame « putain, qu’est ce qu’on fout là ?! ».

Après une nuit pourrie agrémentée des chants des chiens errants qui squattaient sous la fenêtre, nous décidons de changer de guest house. Espérant trouver un peu mieux. Nous nous sommes exilés dans Pakanajol, un peu en dehors de Thamel. Plus calme, mais toujours difficile de se faire à cette ville.

Maintenant que vous avez un aperçus de notre arrivée dans la ville, nous allons passer à notre ressenti.

Rue de Patan

Un aperçu modéré de ce que peut être le bordel des rues Népalaise

Ressenti de Rouroux sur le Népal

Comme vous avez pu le voir dans le précédent paragraphe, mon arrivée dans cette ville fut mouvementée et pas avec l’effet escompté. Je savais que j’allais subir un choc, je m’étais renseigné et je m’y étais « préparé ». Mais apparemment, je ne l’étais pas assez.

J’ai un peu eu le syndrome de l’Inde en arrivant, et j’ai fait un blocage pendant quelques jours. J’ai vraiment détesté le Népal en arrivant. Je me suis haï d’avoir choisi cette destination et d’avoir décidé d’y aller.

Je me suis dit que c’était le pire choix pour un premier voyage tout seul pour un petit panda comme moi. Que j’aurai dû y aller crescendo, en partant d’abord dans un pays civilisé avant de partir dans un des pays les plus pauvres du monde.

Mais je voulais aussi que mon premier voyage soit exceptionnel et atypique. Et je souhaitais vraiment revoir ma famille. De ce fait, le Népal s’avérait être la destination qu’il me fallait.

La désillusion

Après une semaine d’adaptation, j’ai commencé à m’y faire. Je ne peux pas dire que j’étais fan, mais j’avais compris le fonctionnement du pays et de la ville. Je m’habituais à être ici et je commençais à apprécier d’y être.

Avec Cuteman, on a décidé qu’il était temps de commencer à organiser notre périple pour retrouver ma famille. On a commencé à suivre les pistes qu’on avait, à chercher des renseignements ici et là. Et surtout, on est allé à la rencontre du Red Panda Network. Rencontre qui s’avéra assez décevante.

En effet, on a eu l’impression de vraiment les faire chier. Et dès qu’on a dit qu’on était venu pour les pandas roux, ils ont essayé de nous vendre leur écotrip à 2000€… Chose qu’on ne pouvait pas se permettre. Dès lors, la conversation fut assez peu constructive et leur accueil vraiment très froid… Le pire fut d’être méprisé et de se faire envoyer balader alors qu’on demandait ce que l’on pouvait faire en France à notre échelle pour les aider à faire connaître les petits pandas. Un peu déçus donc.

Mais ce qui m’a le plus déçu, c’est quand chacune de nos pistes tombait à l’eau. Et que la dernière que nous avions nous a appris que ma famille avait disparue depuis un moment… Et que plus personne ne savait où elle était. Ça m’a vraiment miné le moral et le voyage a alors perdu sa saveur.

D’ailleurs, j’avais juste envie de repartir, rentrer dans ma grougroutte et ne plus en sortir…

Ressenti de Cuteman sur le Népal

Tout comme pour Rouroux, l’arrivée à Katmandou fut douloureuse. Les premiers jours dans la ville furent difficiles, et mes ressentis sont les mêmes que pour mon acolyte : j’ai détesté.

Je me disais que c’était vraiment une idée à la con d’avoir choisi le Népal et d’être ici. D’ailleurs, j’ai failli changer mon billet pour rentrer le lendemain de mon arrivée tellement mon ressenti était négatif.

S’accrocher et réaliser son objectif

Mais je me suis ravisé. Et j’ai persisté, désireux de découvrir quand même ce pays. Et d’atteindre l’objectif principal qui était de voir des pandas roux et de retrouver la famille de Rouroux.

On s’est donc accroché à ça, en apprenant à apprécier les lieux durant notre quête. Puis vint la rencontre avec le Red Panda Network qui nous a refroidi, et la triste de nouvelle sur la situation de la famille de Rouroux.

Ça a vraiment été un coup dur pour lui, comme pour moi. Mais je l’ai soutenu et j’ai essayé de tout faire pour pas qu’il ne se laisse abattre. Malgré sa tristesse il a quand même eu envie de me suivre dans la découverte de la ville. Et c’est le cœur lourd qu’on a affronté la poussière, la pollution, les motos qui manquent de vous arracher un bras à chaque pas et la foule…

Durbar de Patan

Le Durbar de Patan

Prendre conscience

Malheureusement pour moi, je ne m’y suis pas vraiment retrouvé. Je n’ai pas vraiment accroché avec le Népal. Avant mon départ, ce pays m’intriguait. Mais je savais qu’il y avait de forte chance que je n’apprécie pas vraiment.

Tout d’abord, parce que je ne suis pas intéressé par le trek, sport national et raison principale de la venue de 98 % des touristes dans la pays. Ensuite, parce que l’hindouisme ne me parle pas plus que ça. Et je pensais trouver plus de culture bouddhiste et tibétaine dans le pays.
Et puis, j’avais vu des photos de gens qui y étaient allé, et bien souvent cela ne me parlait pas vraiment. Mais les pandas roux m’avaient décidé à venir dans ce pays.

Mais quand on a appris que le lieux où nous voulions aller était inaccessible, que personne ne nous y emmènerait, que le Red Panda Network ne nous aiderait pas à accomplir cette mission et qu’en plus la famille de Rouroux n ‘était sûrement plus…
Ce projet s’écroula devant nous. Nous étions au Népal. Au plus prêt de réaliser ce rêve. Et il s’émiettait dans nos mains, s’éteignant comme une étoile du fin fond de l’univers et dont l’image ne nous parviendrait bientôt plus.

Relativiser sur la situation

Nous nous sommes donc dit qu’un jour on reviendrait avec de l’argent pour se payer un écotrip. Cependant, nous avons changé d’avis sur ça.

En discutant avec des Népalais, et même des touristes, on a réellement prit conscience que le tourisme de trek faisait se construire de grandes routes dans les montagnes. Routes qui détruisent donc la forêt et par conséquent les habitats des pandas roux, en parcellisant leur territoire.
De plus, on a vraiment eu l’impression que le Red Panda Network profitez un peu du panda roux pour en faire un argument touristique. Alors, même s’ils font beaucoup pour le panda roux, on a décidé qu’on ne souhaitait pas participer à ça.

Rouroux et moi-même avons décidé de mettre ce rêve de voir les pandas roux dans la nature de coté afin de les laisser tranquilles. De ne pas participer au tourisme qui conduit à la construction d’infrastructures qui peuvent leur nuire, et à la pollution que cela engendre avec les déchets crée par ce tourisme.

On a décidé qu’ils étaient assez emmerdés et qu’on voulait les laisser tranquilles, parce que c’est ce qu’ils méritent. Un habitat saint et une tranquillité sans fin. Comme n’importes qu’elle espèce d’ailleurs.

 

Pour conclure cet article, on peut dire que malgré un début chaotique et un dégoût profond de ce pays, nous avons appris à l’aimer. Cela étant, le Népal n’est pas forcément un pays fait pour Rouroux et moi. Et ce n’est pas non plus le pays le plus facile pour commencer un voyage comme cela quand on est un petit occidental habitué au confort. Néanmoins, nous avons appris

à relativiser et nous nous sommes aperçus de la chance que nous avions en France. Rien que le fait de pouvoir se servir un verre d’eau au robinet, ou de trouver du papier WC quand on va aux toilettes (et d’avoir une cuvette propre et pas jaune avec des tâches marron et noir en pleine mutation) est un luxe dont on ne se rend même plus compte.

Il était également difficile de se dire que nous allions trouver la sérénité à Katmandou, ville chaotique et bruyante. Mais nous l’avons trouvé d’une certaine manière.

Malheureusement, suite à la profonde tristesse de Rouroux au vu des nouvelles qu’il a reçu, et suite à une infection respiratoire et une perte conséquente de poids pour ma part, nous avons dû écourter notre séjour et rentrer ce week-end du 1er avril.

Nous vous ferrons un nouvel article de ressenti d’ici un mois, quand nous aurons pris du recul sur cette expérience. Et un autre article sur ce que nous avons vu et fait devrait bientôt arriver.

En attendant, on se remet tout doucement.

Papouilles et bambous, les pandas roux prévalent !

Moulins de prières

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